Message aux agriculteurs en colère

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En France et ailleurs en Europe, les causes actuelles du ras-le-bol paysan sont bien connues : prix trop bas, concurrence déloyale des produits étrangers, manque à gagner et sentiment de travailler à perte, assommé par de nouvelles normes, endetté jusqu’au cou par les adaptations nécessaires aux nouvelles législations.

Cette situation devrait tous nous encourager à ne pas seulement constater intelligemment un état de fait, mais à proposer, imaginer, penser des solutions pratiques à même de résoudre un problème dramatique pour tous les acteurs de la chaîne alimentaire.

C’est solutions existent. Seulement elles ne viendront pas d’en haut, des ministères de l’agriculture ou autres cénacles technocratiques centralisés. Elles viendront des acteurs eux-mêmes, des exploitants courageux et désireux de prendre en main leur destin, des commerçants décidés à ne pas être rangés dans la même catégorie que les grands distributeurs, et des consommateurs prêt à soutenir la production d’aliments de qualité.

Au sein du circuit économique, trois pôles sont présents : les consommateurs, les producteurs et les distributeurs/transformateurs. Un sytème économique viable se doit de prendre en compte la réalité de cette triade, et chercher une solution pour que tous soient satisfaits.

L’association Paysans des Baronnies montre que la solution à ce problème réside dans la création d’associations tripartites regroupant en leur sein (au sein de la même association) producteurs, consommateurs et distributeurs, qui se rencontrent régulièrement chez l’un ou l’autre des participants, et définissent en commun, sur la base de contrats, quel est le prix qui permet aux producteurs et aux distributeurs de couvrir les coûts de leur production tout en satisfaisant la demande des consommateurs pour des produits de qualité.

Un contact direct entre producteurs et consommateurs est garanti par des rencontres fréquentes, sur les lieux de productions (ou autres), entre les différents membres de l’association économique, qui permettent à chacun d’être conscient des nécessités et des besoins de l’autre.

Mieux : une production s’établit en fonction d’une demande bien précise – pour des légumes de qualité par exemple -, et répond directement à un besoin tout en réduisant la perte que peut engendrer pour le producteur une production ne pouvant être totalement écoulée. Il maximise de ce fait une production donnée, en temps et en prix.

Ce message s’adresse à tous les agriculteurs en colères ce soir en France, et ailleurs dans le monde : suivez l’exemple de l’association Paysans des Baronnies, fondée dans les Pyrénées par l’ancien agriculteur Bernard Prieur, qui a su créer localement un système économique viable pour tous. C’est seulement en sortant de l’isolement et en coopérant entre eux que les acteurs de la chaîne alimentaire pourront créer un système à même de les faire sortir de l’impasse.

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