Le grand nord devient le nouvel enjeu majeur pour le monde et la Suisse

ARCTIQUE_JUIN_2015

L’Arctique se libère peu à peu de sa glace. Son sous-sol riche en ressources naturelles et l’ouverture de nouvelles routes maritimes attirent les grands acteurs internationaux, et attisent les tensions. La Confédération, par le biais de la recherche, est présente dans la région et espère être partie prenante de son développement futur.

L’arctique sera peut-être l’enjeu géopolitique majeur du XXIe siècle. D’années en années, les glaces recouvrant le pôle nord fondent inexorablement. En trente ans, trois millions de kilomètres carrés de banquise ont disparu, l’équivalent de 73 fois la Suisse. «En mars, elle était à son niveau le plus bas jamais enregistré, constate Mikå Mered, spécialiste de l’Arctique et fondateur du Cluster polaire français. Et on se dirige vers une fonte record cet été.»

Aujourd’hui, si la région est stratégique, c’est en raison de la grande quantité de ressources naturelles dont elle regorgerait et de l’ouverture, grâce à la fonte des glaces, de nouvelles routes maritime permettant de réduire de plus d’un tiers la distance entre l’Asie et l’Europe, par rapport au itinéraires traditionnels via les canaux de Suez et Panama. Les spécialistes estiment qu’à l’horizon 2030, l’océan Arctique pourrait être navigable durant deux à six mois de l’année (entre avril et septembre).

Selon une étude conduite en 2008 par l’US Geological Survey, l’Arctique recèlerait un quart des réserves mondiales non prouvées d’hydrocarbures (gaz et pétrole conventionnels et non-conventionnels). La Mer de Kara disposerait, par exemple, d’autant de pétrole que l’Arabie Saoudite. Selon la même étude, la région serait aussi la première réserve mondiale d’uranium (métal stratégique pour le nucléaire), et la troisième de terres rares, dont les dix-sept métaux sont au cœur du développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication (ordinateurs, portables, écrans plats, etc.), et des technologies vertes (panneaux solaires, éoliennes, voitures électriques).

Parmi les acteurs politiques intéressés par le potentiel de l’Arctique se trouvent les huit pays riverains du cercle polaire — Russie, Canada, Norvège, états-Unis (via l’Alaska), Danemark (via le Groenland), Suède, Finlande et Islande —, mais aussi la Chine, la Corée du Sud et… la Suisse!

>Lire la suite de l’article en libre accès sur le site du journal La Cité

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