Fenaco, l’«agro-géant» discret qui va de la terre à votre table

De la vente de semences et de pesticides à la commercialisation d’aliments transformés, la fédération nationale des coopératives agricoles (Fenaco) exerce une forte influence sur l’agriculture suisse. Elle incarne un système productiviste qui fait débat, mais ne connaît pas la crise.

La Fenaco est un géant discret de l’agro-industrie. Mais avec un chiffre d’affaire de près de 6,2 milliards de francs en 2014, elle fait partie des 40 plus grandes entreprises helvétiques. Forte de ses quelques 80 sociétés affiliées, « elle est présente dans l’ensemble de la chaîne de valeur agricole, des semences aux rayons de magasins », vante Marshall Lienhard, ancien président de son conseil d’administration. Un fait que rappelle d’ailleurs son slogan, « de la terre à la table ». Elle peut, en outre, se targuer d’avoir compté dans ses rangs, en tant que vice-présidents de son conseil d’administration, deux conseillers fédéraux UDC actuellement en activité: Guy Parmelin et Ueli Maurer. Son fleuron, les magasins Landi, permet notamment aux agriculteurs de s’approvisionner en outils agricoles et produits phytosanitaires.

Les sociétés AGROline et Landor assurent la commercialisation d’engrais, tandis que Melior et UFA vendent des céréales fourragères comme le soja destinées au bétail de rente. La coopérative est également présente dans l’industrie alimentaire avec les boissons Ramseier et Sinalco, ainsi qu’avec Frigemo, dont les pommes de terres composent les frites McDonald’s. Elle possède aussi les stations services Agrola et est propriétaire à 20% du journal Agri, basé à Lausanne.

La Fenaco est fondée en 1993 à la suite de la fusion de six fédérations agricoles régionales. Elle est une entreprise coopérative, au sens de l’article 921 du code des obligations, dont le siège est à Berne. Selon son rapport d’activité 2014, « elle appartient aux 43 000 membres des Landi, qui sont majoritairement des agriculteurs ». Malgré sa taille, la société ne fonctionne donc pas selon la logique classique de l’actionnariat. « Mais on est très loin du modèle idéal de la coopérative, où chaque coopérateur a son mot à dire dans la manière dont elle est dirigée », tempère Jérémie Forney, spécialiste de l’agriculture à l’institut d’ethnologie de l’Université de Neuchâtel. D’autant plus que la plupart de ses sociétés-filles sont des sociétés anonymes…..

La suite de cette enquête sur Lacite.info

 

 

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